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La robotique au service de la gynécologie

La robotique au service de la gynécologie

Mission accomplie pour l’équipe de chirurgie gynécologique (Pr Cosson, Pr Collinet, Pr Lucot) du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Lille. Le 2 mai, et pour la première fois au monde, le robot « Da Vinci S » était utilisé dans le cadre d’une ablation de l’utérus (hystérectomie).

Déjà adopté par plusieurs CHU français (Paris, Toulouse, Lille…) pour de nombreuses interventions chirurgicales (opération de la prostate, chirurgie ORL, digestive, urologique…), c’est en fait la première fois que le Da Vinci S est utilisé pour faciliter l’accès à l’utérus par voie vaginale.

Elserevue a rencontré le professeur Cosson, un des instigateurs de cette méthode, chirurgien, gynécologue et obstétricien à la maternité Jeanne de Flandre du CHRU de Lille.

En quoi cette technologie améliore-t-elle les chances de réussite d’une intervention telle que l’hystérectomie ? Peut-elle venir compléter la main du chirurgien ?

L’hystérectomie par voie vaginale permet au chirurgien de descendre l’utérus par une seule cicatrice au niveau du vagin. Néanmoins, si l’utérus présente un volume trop important, cela pose divers  problèmes, notamment liés à la visibilité et à l’utilisation optimale des instruments. Dans ce cadre, le robot Da Vinci S est un outil plutôt extraordinaire.  Il offre une vision en trois dimensions, et une luminosité pratiquement parfaite, même dans les endroits les plus difficiles d’accès. Cette technologie permet par ailleurs, une maniabilité sans équivalent, parfois supérieure à la main humaine, et ce dans des espaces extrêmement réduits.

Cette technologie est elle la plus efficace selon vous ? Qu’est-ce qui la rend unique ?

Cette technologie ouvre des possibilités pour des chirurgies de descente d’organes, en permettant d’assurer et de renforcer la sécurité des gestes opératoires.

Quels bénéfices le patient peut-il tirer d’un tel équipement ? Au contraire, pourrait-il en avoir peur ?

Le robot Da Vinci S permet d’éviter la laparotomie (chirurgie abdominale), ce qui présente l’avantage de réduire les risques d’infections locales liés à des cicatrices abdominales. Par ailleurs cette technologie renforce les bénéfices d’une hystérectomie par voie vaginale. A savoir, elle diminue la durée de l’opération d’une part et réduit les temps d’hospitalisation et de convalescence d’autre part. Quand les patients comprennent que c’est un avantage en termes de sécurité et de confort pour le chirurgien et pour eux, ces derniers semblent plus rassurer à l’idée de se faire opérer.

D’autres domaines d’intervention chirurgicale ont déjà recours au robot. Pourquoi seulement maintenant dans le domaine de la chirurgie gynécologique ?

A Lille, le robot est déjà utilisé dans le domaine de la chirurgie gynécologique, particulièrement pour la cœlioscopie et le traitement des cancers. On constate aussi que pour des interventions délicates, en ORL par exemple, cette technologie s’avère très efficace. C’est de là que nous est venue l’idée d’utiliser cet équipement pour l’accès à l’utérus par voie vaginale, qui comporte les mêmes difficultés de visibilité et de mobilité que ces autres interventions.

Qu’est-ce qui a motivé un tel programme pour la région Nord Pas-de-Calais ?

C’est une chirurgie d’avant-garde. Il est important que la faculté de médecine puisse disposer d’un robot pour former les chirurgiens de demain. De plus, il est nécessaire – et c’est d’ailleurs ce qui a motivé la région pour  son acquisition  - de pouvoir apporter une meilleure technologie opératoire pour des patientes atteintes d’un cancer, en particulier dans les indications d’urologie, de gynécologie et de chirurgie digestive.

 

Pour aller plus loin :

www.chru-lille.fr/

http://www.intuitivesurgical.com/

 

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