À 65 ans, un indice de masse corporelle légèrement supérieur à celui recommandé pour les adultes plus jeunes peut contribuer à une meilleure espérance de vie. Les recommandations classiques sur le poids idéal ne s’appliquent pas toujours de la même manière après la soixantaine. Un IMC entre 25 et 27, souvent classé en surpoids chez les adultes, peut réduire certains risques de santé chez les seniors.La perte de poids rapide ou excessive à cet âge entraîne fréquemment une diminution de la masse musculaire, augmentant ainsi la vulnérabilité face aux maladies et aux chutes. Les repères changent, les objectifs aussi.
Poids idéal à 65 ans : ce que révèle l’IMC chez les seniors
L’indice de masse corporelle (IMC) reste la jauge la plus répandue pour évaluer la corpulence et situer son poids idéal. Pourtant, à partir de 65 ans, ces seuils conçus pour les adultes plus jeunes ne s’appliquent plus de la même façon. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe un IMC « normal » entre 18,5 et 24,9, mais pour les seniors, la science nuance ces chiffres. De récentes études révèlent qu’un IMC compris entre 25 et 27, bien qu’il entre dans la catégorie « surpoids » pour les plus jeunes, assure souvent aux personnes âgées une réserve énergétique précieuse et une meilleure défense contre la dénutrition.
Calculez votre IMC simplement : divisez le poids (en kilos) par la taille (en mètres) au carré. Ce chiffre donne une première idée, mais il ne prend pas tout en compte. Après 60 ans, la masse grasse s’installe plus volontiers, tandis que la masse maigre s’amenuise : à poids égal, la silhouette évolue.
L’IMC donne une indication, sans révéler l’ensemble du tableau. Pour compléter l’évaluation, le tour de taille reste un marqueur fiable du risque métabolique. Un tour de taille élevé chez la personne âgée pointe souvent un excès de graisse abdominale, ce fameux facteur qui favorise l’apparition du diabète de type 2 ou de l’hypertension.
Pour surveiller sa corpulence après 65 ans, voici les repères à retenir :
- IMC idéal chez les seniors : la fourchette recommandée se situe entre 25 et 27.
- Tour de taille : tenez-vous en dessous de 102 cm pour les hommes, 88 cm pour les femmes.
Le poids santé après 65 ans ne se résume pas à une équation. La morphologie, la condition physique, la mobilité ou encore les antécédents médicaux ont toute leur place dans l’équilibre recherché.
Pourquoi l’équilibre pondéral change-t-il après 60 ans ?
Le corps, année après année, se métamorphose discrètement. La masse musculaire diminue, c’est la sarcopénie, et le phénomène s’accélère dès 60 ans. Les muscles, garants de l’autonomie, cèdent progressivement du terrain à la masse grasse, même si la balance affiche un poids stable.
Autre transformation : la masse hydrique baisse, ce qui modifie la densité corporelle et la répartition des tissus. Ce nouvel équilibre expose à deux risques opposés : d’un côté, une accumulation de graisse abdominale, de l’autre, une fonte musculaire avec risque de dénutrition. L’obésité sarcopénique, mélange d’excès de graisse et de perte de muscle, impose une vigilance accrue chez les seniors.
L’activité physique se présente alors comme le meilleur allié. Elle ralentit la perte de muscles, stimule le métabolisme, limite la prise de poids et tient à distance diabète, pathologies cardiovasculaires et perte d’autonomie. Du côté de l’alimentation, l’enjeu consiste à miser sur les protéines, diversifier les apports en micronutriments et adapter l’apport énergétique pour ne pas entrer dans une spirale de surpoids ou de perte de poids involontaire.
Pour garder le cap, voici les changements majeurs à connaître et les leviers à activer :
- Fonte progressive de la masse musculaire
- Augmentation relative de la masse grasse
- Besoin d’une activité physique régulière et d’une alimentation ajustée
IMC, santé et bien-être : où placer le curseur pour rester en forme ?
L’équilibre entre IMC, énergie et qualité de vie prend tout son sens à la retraite. L’indice de masse corporelle donne un premier repère mais il ne remplace pas l’œil du professionnel de santé. Un IMC allant de 22 à 27 pour les seniors s’accompagne souvent d’une meilleure résistance face aux maladies et d’un risque plus faible de dénutrition. Tomber sous ce seuil, c’est s’exposer à la fragilité ; le dépasser nettement augmente les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 ou d’hypertension.
À 65 ans, la notion de surpoids évolue : l’IMC ne distingue pas la part du muscle et celle de la graisse. D’où l’intérêt de surveiller de près le tour de taille, qui reflète la graisse abdominale, annonciatrice du syndrome métabolique et de complications cardio-métaboliques.
Un autre indicateur gagne à être connu : l’indice de masse grasse (IMG). Avec une balance à impédancemètre ou la mesure du pli cutané, on affine la connaissance de sa corpulence, ce qui permet d’adapter le suivi au fil du temps.
Pour synthétiser les valeurs à rechercher, ce tableau met en perspective les paramètres clés :
| Paramètre | Valeur cible chez le senior |
|---|---|
| IMC | 22 à 27 |
| Tour de taille | < 102 cm (homme), < 88 cm (femme) |
La balance seule ne suffit pas : il vaut mieux recouper différents marqueurs pour évaluer le risque de surpoids, d’obésité ou de maigreur avec plus de finesse.
Adopter de bonnes habitudes : conseils pratiques pour un poids stable et une vitalité retrouvée
Pour garder un poids stable passé 65 ans, deux axes font la différence : une alimentation équilibrée et une activité physique régulière. Pas question de restriction, mais plutôt d’une diversité alimentaire pensée pour la santé. Les protéines gardent une place de choix pour préserver la masse musculaire souvent fragilisée avec l’âge. Viandes maigres, œufs, poissons, légumineuses : chacun peut trouver la formule qui lui convient. Les fruits et légumes, eux, apportent fibres et micronutriments dont l’organisme ne saurait se passer.
Suivre l’évolution de son tour de taille est une astuce simple et efficace. Un mètre-ruban suffit, mais pour aller plus loin, la mesure du pli cutané ou une balance à impédancemètre détectent des changements subtils dans la composition du corps.
L’activité physique doit s’ajuster aux capacités du moment et à l’état de santé. Les recommandations actuelles misent sur au moins 30 minutes quotidiennes d’exercices d’intensité modérée, comme la marche rapide, la natation ou le vélo. L’idée : entretenir la force musculaire, stimuler le métabolisme, préserver l’autonomie fonctionnelle.
Voici quelques pistes concrètes pour intégrer l’activité physique sans brutalité dans la routine :
- Fractionner les séances en plusieurs moments courts dans la journée
- Privilégier les activités de groupe ou en extérieur, pour la motivation
- Inclure du renforcement musculaire tout en douceur (gym douce, Pilates…)
Avant d’ajuster alimentation ou activité physique, l’avis d’un professionnel de santé s’avère utile, surtout en cas de pathologies chroniques. Adapter l’accompagnement à sa situation, c’est la meilleure voie pour traverser les années avec énergie.
Après 65 ans, viser la perfection sur la balance n’a plus de sens : ce qui compte, c’est de préserver la force, la mobilité et l’élan. Le corps évolue, mais la vitalité, elle, ne demande qu’à s’exprimer.


