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PRS. Un plan de bataille pour le Nord-Pas-de-Calais
De 30% supérieurs en moyenne au reste de la France, les indicateurs du Nord-Pas-de-Calais restent mauvais sur la plupart des pathologies. Un Projet régional de santé a été adopté pour notamment réduire cet écart et gommer le cumul des déterminants pour les cinq ans à venir. Ce PRS est en marche depuis le début de l’année pour organiser le territoire. Comme partout en France.
Des ajustements pertinents, donc moins coûteux
La dépense de soins s’élève actuellement à 1 911 euros par an et par habitant dans la région, contre 1 846 euros pour la moyenne nationale. Ce n’est donc pas la consommation qui fait défaut, mais bel et bien la rencontre de l’offre et du besoin. Pour preuves, les difficultés rencontrées par les personnes vulnérables, âgées ou concernées par les addictions.
Qu’il s’agisse du handicap ou des maladies chroniques, le parcours de soin doit être garanti pour toute la vie. Alors, « quel diagnostic on pose devant les délais d’attente pour un libéral ? », confesse Jean-Pierre Robelet, directeur général de l’Agence régionale de Santé délégué à l’offre de soins.
À l’heure où l’autisme est élevé au rang de grande cause nationale, « l’existence de listes d’attente » est un « scandale public », pouvait-on lire dans l’avis de la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie (CRSA), adopté le 6 décembre dernier. C’est l’une des questions auxquelles le PRS doit répondre, en adéquation avec l’offre et les besoins de santé.
La question du dépistage précoce est elle aussi primordiale. Comme celle d’un recours plus précoce au soin. La principale ambition du schéma régional d’organisation sanitaire (SROS) sera de valoriser la place de la médecine de première intention. À partir d’indicateurs d’activité et de rentabilité dont dépendent les délais d’attente, l’ARS accordera une priorité d’actions à 54 zones en difficulté. Celles-ci recouvrent 579 communes pour lesquelles sera favoriser toute initiative de concertation, comme les maisons de santé pluridisciplinaires ou les communautés hospitalières de territoire.
Le SROS révise les notions de répartition, quitte à recomposer l’offre de soins sur les territoires.
À l’insuffisance des ressources humaines, ici en réanimation, là en chirurgie, s’ajoute le souci de la continuité des soins. Pour y répondre, le SROS fixera par exemple les conditions de la mutualisation du plateau technique dans l’Artois, ou plus généralement le nombre d’équipements en imagerie médicale, soit 19 IRM supplémentaires. Dans l’éventualité de suppressions d’implantations, des regroupements d’activités seront opérés, assure-t-on à l’ARS.
Le schéma régional d’organisation médico-sociale (SROMS) va, de son côté, développer les conventions et passerelles entre le champ hospitalier, les soins palliatifs et médico-sociaux. Un décloisonnement que le Dossier médical personnel devrait même accélérer.
La lisibilité des circuits de soin continuera d’être améliorée, et ce avec l’implication commune de l’ARS et des deux Conseils généraux, chefs de file de l’action sociale. La proposition de doubler les services d’urgence par des maisons médicales de garde illustre cette mise en avant de l’accompagnement comme épine dorsale du SROMS.
Enfin, le schéma d’organisation de la prévention (SRP) fait l’objet d’une réécriture. La CRSA consultée fin janvier 2012 rendra son avis avant le 15 mars.










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